Elle & son premier amour.

Publié le par Harlequin Girl

J’étais jeune et encore innocente. L’amour ? J’y pensais, je le rêvais, mais c’était tout. Je ne connaissais rien à l’amour, mais je savais qu’il était plus que mon meilleur ami. Il faut dire que c’est tellement facile de mélanger les sentiments, de franchir la limite avec l’amitié garçon/fille. Je ne crois pas trop en cette amitié. Et pourtant, quand j’y réfléchis, je me dis que c’est sûrement la plus pure qui existe. Il y a rarement de rivalité. Mais là n’est pas la question. La question, à l’époque, était : est-ce que je l’aime ? J’ai eu la réponse à ma question. Oui, je l’aimais. Quand en cette fin d’après-midi, tous les deux, nous avons basculé de l’autre côté … quand il a basculé sur mon corps. Il a été ma première fois, mon premier amour. Mon plus bel amour, je ne sais pas, mais le plus destructeur. Et pourtant, nous deux, c’était si beau. J’ai eu la plus belle première fois. C’était comme dans un rêve, notre rêve. Nous étions tous deux dans notre bulle, juste amoureux l’un de l’autre.

Rien n’était prémédité, c’était comme d’habitude. On était tous les deux, allongés l’un sur l’autre, à parler, à rêver, à rire. Il avait comme toujours les mains un peu baladeuses, mais on prenait toujours le prétexte d’avoir besoin de contact pour excuser ces gestes qui n’avaient rien d’anodins, tout comme nos baisers sur les lèvres échangés. On parlait même des personnes qui faisaient chavirer nos cœurs, tourner nos têtes. On se disait qu’ils loupaient quelque chose en ne nous remarquant pas. Et puis, les caresses aidant, il a mis sa main sous mon t-shirt, et j’ai aimé ça. Je frissonnais, il me faisait du bien. Je savais que c’était parce que c’était sa main à lui, que ça me procurait autant de plaisir, que je devais serrer les dents pour ne pas qu’il remarque à quel point j’aimais ça. Alors, à mon tour, je l’ai caressé, puis embrassé, ailleurs que sur ses lèvres douces. Je sentais son corps frémir sous mes baisers et mes doigts qui se baladaient sur son corps musclé. Je savais qu’il était en train de se passer quelque chose entre nous, je n’avais pas besoin de plus pour comprendre que nous allions faire l’amour, lui et moi, ou plutôt dirons nous l’amitié … Alors, je me suis laissée aller dans ses bras. Il était tendre et adorable, il me regardait avec ses yeux brillants, et je me sentais bien. Il a commencé à retirer mon t-shirt, et même s’il faisait froid, j’avais tout à coup très chaud, et je n’avais qu’une envie, retirer au plus vite tous ces vêtements qui n’étaient qu’une entrave à notre plaisir et notre désir. A mon tour j’ai fait glissé mes mains sous son polo afin de le lui retirer. Et une fois tous les deux en sous-vêtements, je l’ai embrassé, un vrai baiser passionné. Il me rendait mon baiser, et nos lèvres et nos langues ne voulaient plus se séparer. Il était sur moi, et pourtant, je ne sentais pas son poids, je me sentais légère, frémissant sous ses caresses. Mes cuisses mêlées aux siennes, nos deux sexes collés l’un à l’autre, séparés uniquement par un bout de tissu. Je n’avais pas peur, juste un peu d’appréhension, et de pudeur. A cette époque, j’aimais mon corps, j’étais fine et n’avais aucun complexe. Je me souviens que j’avais des sous-vêtements un peu enfantins, ça l’avait fait sourire. Il était plus âgé que moi, et jusqu’à ce moment, on se considérait plus comme un frère et une sœur … Ce qui ne fut plus le cas dès qu’il retira mes sous-vêtements ! Cambrant les hanches sous ses caresses, l’excitation montait de degré en degré. J’avais chaud, le souffle coupé. J’avais perdu toute notion du temps, mais il faisait déjà nuit dehors, ce qui voulait dire que ce petit jeu durait depuis longtemps entre nous deux. J’avais le sourire affiché aux lèvres, car je savais qu’avec lui, je ne serai pas déçue. Il avec ces doigts et cette langue magique, il me guidait dans cette nouvelle découverte, il était là pour me faire découvrir nos deux corps. J’étais heureuse et voulait que ce moment dure à tout jamais. Je ne pensais à rien d’autre à cet instant, et quand je sentis qu’il entrait en moi, c’est tout naturellement que je lui murmura un « je t’aime » à l’oreille. Le sentir en moi me donnait la sensation de flotter. Il dosait parfaitement le mélange de douceur et de sauvagerie, il me faisait parfaitement l’amour. Toutes mes peurs s’étaient envolées, toutes les rumeurs au sujet de la première fois, partagées entre copines, partaient en fumée. J’étais heureuse, je faisais l’amour avec mon meilleur ami, celui qui savait tout de moi, qui me connaissait par cœur et donc le seul capable de mon combler entièrement. Nous nous sommes endormis dans les bras l’un de l’autre, ma tête dans le creux de son cou, à ne penser à rien, surtout pas à l’erreur que nous venions de faire. Il faudra attendre presque deux ans avant de refaire l’amour, de nous retrouver amoureusement … Là, nous étions simplement amis.

Publié dans Moi & les autres

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